Paroles de Maître Nocquet

Je voudrais partager avec vous quelques paroles prononcées par le Maître lors des cours qu’il donnait dans son dojo de Boulogne Billancourt les jeudi et samedi :

1. Plus je me tais, plus je suis écouté (1987)

2. Pour atteindre les sommets il faut s’abaisser.

3. La concentration en aïkido, c’est unir le corps et l’esprit (1987)

4. Dialogue avec Maître Nocquet :                                                                                         JP :« – Il est très beau ce mouvement, Maître, vous nous ne l’aviez encore jamais montré. Vous l’avez inventé ? »                                                                                                     Maître Nocquet :«  – Comment, inventé ! Je n’invente rien ! C’est Maître Ueshiba qui me l’a appris ! »

5. Ne dites jamais que vous savez. Si vous savez vous ne pouvez pas progresser. Tandis que si vous dites : « Je ne sais pas », alors vous ne pourrez que progresser. Un jour Maître Nocquet dit à Maître Ueshiba qu’il avait compris l’aïkido :                                     M.U. : Vous avez compris ? Alors vous pouvez retourner en France.                              A.N. : Non ! non ! Maître, je n’ai pas compris !                                                                 M.U. : Dans ce cas, restez et apprenez !

6. En aïkido nous sommes tous des débutants.

7. Il faut se taire sur un tatami, Ne racontez pas votre vie sur le tapis, ceux qui parlent n’ont rien compris à la concentration. Sur le tapis, laissez votre vie, vos soucis, laissez votre esprit se reposer. Il faut que les professeurs soient très fermes sur ce point, sinon dans 10 ans tout est terminé.

8. Ne dites jamais que vous êtes forts, sinon vous êtes faibles. Dites que vous êtes faibles et vous possédez une grande force.

9. Ne faites pas les mouvements avec votre ego. Un mouvement doit être impersonnel. L’étincelle jaillit entre les deux silex parce que les silex ne pensent pas. Ce n’est rien deux silex, pourtant l’étincelle jaillit.

10. Le travail du Hara est primordial, la technique est secondaire. Notre vie d’aïkidoka peut être comparée à la vie d’un arbre dont le tronc serait le hara et les feuilles la technique. Chaque année les feuilles tombent mais le tronc grossit.

11. Quand dans le mouvement de shin kokyu vos mains jointes vibrent devant votre ventre, elles sont comme un cœur qui bat et envoie l’énergie dans le corps entier.

12. Il y a une autre symbolique associée à la vibration des mains dans le shin kokyu : lorsque le niveau à eau du maçon est horizontal la bulle d’air n’est pas immobile, elle est animée d’un imperceptible mouvement. De même la vibration des mains traduit cet équilibre obtenu par ce mouvement infime de va et vient entre le yin et le yang.

13. Quand le boulanger fait son pain il ajoute à la pâte un peu de levain. Et c’est ce levain qui fait monter la pâte. Sur le tatami 95% de travail technique et seulement 5% de philosophie, mais ces 5% c’est le levain qui donne toute sa dimension à la technique.

14. Un des buts de l’Aïkido est d’arriver à décontracter tous ses muscles ; Si les muscles sont crispés, l’esprit l’est aussi et c’est la porte ouverte à l’anxiété, la méchanceté, l’égoïsme. (Elie Marmier 6ème dan 1979)

15. Ne cherchez pas à faire tomber l’adversaire, mais seulement à créer des cercles parfaits. Ce seront alors ces cercles qui le feront tomber.

16. Ce n’est pas moi qui fais tomber le partenaire. C’est le cercle que je crée, qui s’il est parfait, le fait tomber.

17.Ne fixez pas votre attention sur un point précis de votre adversaire, mais voyez le dans son ensemble. Par exemple si l’homme sort un couteau, si vous fixez le couteau du regard, vous serez rempli de la peur d’être blessé et vous serez blessé.

18.Nous devons faire disparaître en nous les blocages physiques ou psychologiques, les crispations et les tensions, Sinon le ki ne peut nous pénétrer. Nous devons être vides pour que le ki nous pénètre (1979)

19. Nous sommes le fruit d’une union charnelle (yin et yang), mais en plus nous est donné une dimension divine, le ki (voir symbole de la croix) Nous ne devons négliger aucune de ces deux dimensions et les développer harmonieusement : plus un arbre est grand et fort, plus ses racines s’enfoncent profondément dans la terre. (1979)

20. Quand un petit enfant apprend à écrire, il fait des grandes lettres. Avec l’habitude son écriture se rétrécit. De même, quand vous commencez l’aïkido, faites des mouvements amples.